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Le travail et l'entretien du cuir

Je trouve qu'on apprécie toujours beaucoup plus un objet quand on sait tout le travail qui a été nécessaire pour le réaliser, le temps qu'une personne a accordé à sa confection lui confère beaucoup de valeur, et encore plus si cela est fait avec passion, c'est comme prendre un peu part à la vie de quelqu'un. Qu'en pensez-vous ?


Maintenant que l'on a vu d’où vient le cuir, comment on l'obtient et comment on peut lui donner des aspects différents, si je vous parlais un peu de la manière de le travailler. Comment on passe de cette belle matière au touché inimitable à un objet en trois dimensions. Et comment s'y prendre pour le faire durer au mieux dans le temps.


Commençons par le commencement : la découpe. Pour cela il est indispensable d'avoir des outils tranchants et bien affûtés. Il y a plusieurs sortes d'outils selon que l'on travaille de manière artisanale ou industrielle. L'artisan va se servir de tranchets et aussi parfois d'emporte-pièces utilisés avec une presse ce qui permet de faire des découpes en très peu de temps. Dans l'industrie aussi on peut retrouver des presses, bien plus imposantes mais aussi des découpeuses numériques à lames et lasers. Ça va vite, ça découpe bien mais parfois ça tombe en panne ;) et là c'est moins drôle. Mais bon pas de souci à se faire pour eux, les mécanos sont là pour ça. Et oui il y a des mécaniciens qui s'occupent des machines !

Personnellement, j'utilise un tranchet un outil que je trouve très beau. Il ne tombe jamais en panne mais faut bien avouer que l'affûtage me fait m'arracher quelques cheveux parfois. Mais quand ça coupe ça coupe (parfois les doigts avec, les risques du métier).


Tranchet

Une fois qu'on a coupé nos différentes pièces, il y en a certaines qu'on va devoir refendre. C'est-à-dire qu'on va les désépaissir, on va les couper dans l'épaisseur du cuir pour avoir des pièces plus fines, pour la petite maroquinerie par exemple. Imaginez un portefeuille avec plusieurs couches d'un cuir de 3mm d'épaisseur, ça ne rentrera pas dans vos poches.

Ensuite on passe au parage, c'est aussi une étape de coupe mais cette fois on ne coupe sur toute la surface de la pièce, on va le faire juste sur les bords pour les amincir là où on viendra faire ensuite la couture. Ça permet de faciliter l'assemblage et d'avoir des coutures plus esthétiques. Là aussi plusieurs écoles, parage à la main avec un couteau à parer (autre bel objet) qu'il faut savoir maitriser pour avoir des parages bien réguliers et parage à la machine. Le premier étant plus long.


Couteau à parer

Une autre grande étape est l'assemblage, la couture. Et devinez quoi ? Il y a couture main et couture machine ! Si si. Et rebelote la première est plus longue, eh oui car il faut d'abord faire un tracé de repérage pour l'emplacement de la couture, ensuite faire les trous avec ce qu'on appelle une griffe ; et enfin faire la couture. Et on multiplie ça par le nombre de couture à faire.

Griffe

Personnellement je travaille à la machine pour plusieurs raison, le gain de temps qui veut aussi dire gain de coût de production et donc prix moins élevé, mais aussi pour le côté esthétique car pour faire de très belles coutures mains cela demande pas mal de pratique et je préfère être sûre de faire des belles coutures.












Une fois que les coutures sont faites on va s'occuper des tranches (si on veut, ce n'est pas obligatoire, c'est aussi une question d'esthétique), là où l'épaisseur du cuir est encore apparent. On ponce légèrement, on applique une couche de teinture, on ponce à nouveau, on applique une autre couche de teinture et on fait ça autant de fois que l'on veut pour être satisfait du résultat.


Tranche sans teinture

Et voilà. On a fait un tour général du travail du cuir.



Tranche avec teinture

Bon et si on s'en occupait de ce bel objet en cuir maintenant, parce qu'on l'aime et qu'on veut le garder en bon état longtemps.

Pour commencer on évite de le mettre près d'une force source de chaleur, de l'exposer directement au soleil, et s'il est mouillé on le fait sécher tranquillement dans un endroit tempéré.

Pour l'entretien on nettoie avec un chiffon doux et légèrement humide sur lequel on peut appliquer un peu de savon (type savon Marseille), ensuite on applique un produit à base de cire (d'où le terme de cirage) qui viendra déposer une fine couche de protection. On peut choisir un produit sous forme de pâte, de crème ou liquide. En général chez le cordonnier on trouve ce qu'il faut.

Attention par contre ce n'est pas valable pour le cuir de tannage végétal, pour lequel le meilleur entretien est une grande précaution et surtout ne pas le mouiller. On peut tout de même appliquer un imperméabilisant mais avec précaution en évitant les gouttelettes qui peuvent laisser des traces.

Pour les vieux cuirs qui sont desséchés on peut utiliser de la graisse pour cuir gras après un petit nettoyage avec de l'eau savonneuse.

Enfin pour les cuirs velours on peut brosser avec une brosse souple pour nettoyer et appliquer un imperméabilisant qui le protègera des tâches et de la poussière.


Voilà tout les petites mains.


A bientôt.

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